Focus : le PEAN

Agriculture : une part importante du dynamisme sautronnais

L’agriculture péri-urbaine est une activité économique essentielle au développement équilibré de notre agglomération nantaise. A Sautron, 38 % du territoire communal, soit 655 hectares, sont dédiés à l’agriculture.

68 % de cette surface est occupée par les 7 exploitations de la commune alors que 204 hectares sont exploités par 12 exploitations dont le siège est hors commune (Saint-Etienne-de-Montluc, Orvault, Couëron et Vigneux-de-Bretagne). Une exploitation couëronnaise valorise 8 hectares à Sautron en production maraîchère.

95 % de cette surface agricole est réservée à l’élevage bovin notamment pour la viande. La production laitière représente 405 000 litres de lait par an, soit 3 % de la production de l’agglomération. Les 7 sièges d’exploitation valorisent 451 hectares sur la commune et 47 hectares sur d’autres communes. La production biologique est représentée avec une exploitation (production bovine exclusivement) occupant 85 hectares, soit 13 % de la surface agricole (pour comparaison, la production bio est, en moyenne, de 10,3 % sur Nantes Métropole et 8,3 % sur le département de la Loire-Atlantique). Une seule exploitation s’est engagée dans une démarche de vente directe de viande bovine. Il est à noter que ces 10 dernières années, Sautron a perdu 5 exploitations : 3 exploitations maraîchères, 2 exploitations d’élevage. Celles-ci ont cessé leur activité sans transmettre le siège d’exploitation. Cette érosion est supérieure à la moyenne de l’agglomération (-38 % contre-26 % sur Nantes Métropole). Néanmoins, les surfaces exploitées ont été maintenues ayant été reprises par les exploitants de la commune ou des communes voisines.
 
Evolution des structures juridiques agricoles :
Les exploitations de Sautron ne suivent pas (à l’exception des EARL) le mouvement observé sur Nantes Métropole et le département de la Loire-Atlantique c’est-à-dire une baisse des structures de type «individuel» et une augmentation des structures sociétaires (EARL, SCEA, GAEC). Cette évolution est liée à des motivations économiques (constitution de capitaux), des motivations juridiques (protection du patrimoine privé), des motivations fiscales (impôt sur société et non plus sur le revenu) et des motivations sociales (statut plus protecteur pour le dirigeant). Elle marque également la volonté des chefs d’exploitation de créer des structures économiques à part entière dont la transmission est facilitée et donc – a priori – plus pérenne. Par ailleurs, l’homogénéité de la classe d’âge des chefs d’exploitation (entre 40 et 55 ans) met en évidence l’enjeu de transmission des outils de production à l’horizon 2020 / 2025.

Depuis 10 ans, la surface agricole de Sautron est restée relativement stable tandis qu’elle diminuait d’environ 3,5 % pour l’ensemble de Nantes Métropole. Des actions sont actuellement menées pour remettre en culture des friches agricoles.
 
Mise en place d'un PEAN :
Enfin, le département de Loire- Atlantique a mis en place le plus grand périmètre de Protection des Espaces Agricoles et Naturels péri-urbain de France, le PEAN afin de protéger durablement ces espaces, maîtriser l’étalement urbain, apporter aux activités agricoles pérennité, viabilité et lisibilité. Cette protection est une nécessité face à l’artificialisation par urbanisation des territoires (130 hectares d’espaces agricoles sont perdus en moyenne chaque année sur Nantes Métropole), à la déprise agricole provoquée par la dégradation des conditions d’exploitation, et à la rétention foncière.

Le PEAN se compose de 3 éléments :
  • un périmètre précis défini, à la parcelle près, des espaces agricoles et naturels faisant l’objet d’une protection pérenne confortant la vocation agricole ou naturelle de ces espaces, est défini sans limite de temps. Seul un décret interministériel peut, à l’avenir, retirer une ou plusieurs parcelles de ce périmètre.
  • une notice justificative qui expose les bénéfices attendus du PEAN : développer une agriculture innovante, développer une agriculture économiquement viable et pérenne, développer une agriculture compatible avec l’environnement naturel et humain.
  • un plan d’actions évolutif : améliorer les accès et cheminements vers les parcelles agricoles, défricher et remettre en culture, inciter à la création et l’installation des nouvelles exploitations agricoles, organiser la coexistence des usages (agriculture, randonnées) et des usagers du territoire, promouvoir la vente en circuit court, valoriser les produits issus des espaces naturels (bois des haies par exemple).
Ce PEAN couvre 3 communes de Nantes Métropole (la Chapelle sur Erdre, Orvault et Sautron) et 5 communes de la Communauté de Communes Erdre et Gesvres. Avec le PEAN des Trois vallées, ce sont 17 000 ha de terre qui sont protégées.